Accueil Dimension Culturelle du Développement
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1- DEFINITIONS :

La culture de tout peuple est l'ensemble de ses valeurs humaines. Ces dernières s'appuient partout dans le monde sur les trois (03)barque solaire attributs essentiels qu’a utilisé le Neter-Neterou, le Principe des Principes ou Dieu pour créer tout qui est venu à l’existence : Hou-Neter, le Verbe créateur ou la Sagesse éternelle et universelle, Sia-Neter, l'Intellect, l'Entendement ou le Savoir et la Force magique de l'énergie vitale que représente Min-Neter. Les textes des pyramides ne disent-ils pas :

« Hou est dans sa bouche ;
Sia est dans son cœur ;
Et le mouvement de sa langue est le cri de la Maât (Harmonie, Vérité et Justice) ».

Les valeurs humaines sont par conséquent universelles. Elles ne deviennent africaines, européennes, chinoises, ... qu'à partir du moment où elles sont véhiculées par les langues africaines, européennes, chinoises, ... Elles deviennent les traditions d'un peuple dès que celui-ci perd la Sagesse éternelle et universelle et la remplace par les us et coutumes, les vices et les vertus du passé, les qualités et les erreurs des ancêtres.

Les valeurs humaines de tout peuple sont par conséquent synthétisées par sa ou ses langue(s), son savoir et sa Sagesse.

Cette statue de l’Egypte antique montre le Pharaon Khufu assis en parfait équilibre, le buste droit et les deux genoux joints, sur une pierre cubique dont l’une des faces met clairement en exergue le symbole de l’attachement, « Soma » en langue classique africaine, avec le point de la main droite fermé et posé sur la cuisse de la jambe droite et la main gauche ouverte et posée sur celle de la jambe gauche.

Schwaler de Lubicz nous apprend, dans « Le Roi de la Théocratie Pharaonique » que le point fermé de la main droite représente l’Être ou « Hou-Neter » en égyptien ancien et la main gauche ouverte est l'Entendement c'est-à-dire le savoir ou la science ou « Sia-Neter » en langue classique africaine.

Le symbole de la pierre est présent dans toutes les cultures initiatiques du monde depuis toujours. Elle symbolise ici et là le sexe et, surtout le travail sexuel c'est-à-dire la Force magique de l'énergie vitale, l'Alchimie ou le Mbog, sans lequel aucune œuvre sérieuse, solide, ne peut être bâtie. Le terme bassa « mbog » ne vient-il pas de deux (02) autres mots de cette langue bantou : « mbé », l’organe génital de la femme et « og », celui de l’homme ?

Lorsque la pierre est bien taillée, bien ciselée comme c'est ici le cas, elle symbolise le travail sexuel réussi, l'incontournable socle ou le "Soma", l'attachement de tout équilibre de l'Être et du savoir.

Le masque de Toutankhamon, véritable véhicule de communication de la Vérité, nous en édifie davantage :

1- Les deux (02) mains tiennent les symboles de la Maât que sont le fouet Nekhakha, le symbole de la force de la Volonté et le Héka, celui du travail sexuel : Hou éclaire toujours et toujours Sia dans la mesure où, en Egypte antique, l’ordre osirien se caractérise par la main droite (Hou) toujours posée sur la main gauche (Sia), l’inverse est de l’ordre sethien ;

2- Le front porte les autres symboles de Mbog : l’Uraeus ou le Serpent d’airain des chrétiens, le symbole du travail sexuel abouti et le Vautour, celui de la perfection réalisée. En Afrique, la perfection a toujours été de ce monde ;

3- Le tout envoie ce message : Faites comme moi, devenez des sages de la Maât en équilibrant d’instant en instant « Hou-Neter » et « Sia-Neter » : Vivez en permanence le «  Humusia » en vous appuyant sur la Force magique de l'énergie vitale ou le « Mbog».

KhufuLA DIMENSION CULTURELLE DU DEVELOPPEMENT en abrégé « DCD » est un agrégat socioculturel.

DCD = HUMUSIA x (L1+L2+L3+ ...+Ln) = HUMUSIAxL1 + HUMUSIAxL2 + HUMUSIAxL3 +  ... +   HUMUSIAxLn.

Cet agrégat socioculturel compte deux (02)  ensembles d'éléments fondamentaux :

1. L1+L2+L3+ ...+Ln est l'ensemble des langues de base (à ne pas confondre avec les langues secondes ou dialectes) d'une communauté, d'un pays ou d'un ensemble de pays.

2. HUMUSIA  ou la Connaissance est un savoir intellectuel, artistique et/ou technique ou savoir faire (Sia en langue classique africaine) complet, intégral car éclairé en permanence par l'Etre ou la Conscience divine éternelle et universelle c'est-à-dire la Sagesse  éternelle et universelle ou la Vérité (Hou en langue classique africaine, Hochma en hébreux et en araméen, Hikma en arabe et en chaldéen,  Yi-King ou la science des métamorphoses en mandarin, Prajna en tibétain, Vidyâ en hindous,  Gnose en grec, Können en allemand,  Sagesse en français ).

2- LE CHEMIN DE L'INTERIEUR :

L'introduction de LA DIMENSION CULTURELLE DU DEVELOPPEMENT (DCD) dans les mœurs des populations et/ou dans les modèles de développement d'un pays ou de ceux d'une région donne naissance à un autre modèle de développement dénommé LE CHEMIN DE L'INTERIEUR.

LE CHEMIN DE L'INTERIEUR ou l'ensemble des applications de la DCD dans un terroir donné s'appuie sur les valeurs humaines universelles. Il promeut en Afrique et dans le monde le développement c'est-à-dire l'adéquation de cinq (05) groupes d'éléments ou variables :

1)      La croissance économique (la production de richesses matérielles et immatérielles) équitable ;

2)      La protection et justice sociale ou le progrès social (emploi, éducation, habitat, transport, énergie, ...) ;

3)      La protection et réhabilitation de l'environnement ainsi que l'hygiène et la salubrité et la protection des consommateurs ;

4)      La promotion et animation artistique, culturelle et sportive ;

5)      La réalisation de l'humain c'est-à-dire le développement des consciences ou le développement des valeurs humaines universelles telles que l'harmonie, la convivialité, la solidarité, la citoyenneté, l'équité, l'intérêt général, la morale, l'éthique, la déontologie, la transparence, la démocratie, le développement participatif, ...

3- LES PEUPLES ET LA DIMENSION CULTURELLE DU DEVELOPPEMENT :

Les peuples du monde peuvent être repartis dans quatre (04) groupes selon leur propension à se réapproprier les éléments constitutifs de cet agrégat socioculturel quoique ces derniers se retrouvent à des degrés divers  dans toutes les sociétés du monde.

1)- Pour les peuples qui ont uniquement la maîtrise de Hou tels que les Tibétains, cet agrégat socioculturel se réduit à : Hou x (L1 + L2 + L3 + ... + Ln) = Hou x L1 + Hou x L2 + Hou x L3 + ... +  Hou x Ln. On est ici dans le monde mystique. La science matérialiste y est totalement absente. Il ne  connaît que la science sacrée. Tout y est fait pour la réalisation du but, le développement de la conscience ou la réalisation de l'humain. Les codes de fonctionnement individuels et/ou collectifs se réduisent à la production industrielle de saints et au respect scrupuleux de ces derniers ainsi qu'à celui des préceptes divins par le peuple. A cette immense richesse spirituelle des peuples du monde mystique s'ajoute une pauvreté matérielle  indescriptible. Le monde mystique n'est viable qu'en marge du monde. Dans le village planétaire actuel, il est totalement impossible de ne se réduire qu'à la production industrielle des saints.

2)- Dans le monde où ne règne que Sia, le savoir ou la science matérialiste comme dans les pays occidentaux, cet agrégat socioculturel devient :   Sia x (L1 + L2 + L3 + ... + Ln) = Sia x L1 + Sia x L2 + Sia x L3 + ...+ Sia x Ln. On est dans le monde moderne dans lequel Dieu est une simple option. Il ne règne ici que la culture de la performance, de l'efficacité et de l'enrichissement à tout crin, de la recherche permanente du plus. Les codes de fonctionnement individuels et/ou collectifs donnent naissance au matérialisme ambiant et à la loi de la jungle avec toutes ses perversions sur les plans humain et environnemental. Pire, dans lemin-neter monde moderne, on confond allègrement autant savoir avec connaissance que croissance économique, progrès ou évolution avec développement.

3)- Le monde magique est, comme dans les pays africains du continent et de la diaspora, un environnement dans lequel il n'y a ni Hou ni Sia. La nature ayant horreur du vide, la tradition s'empare de la place laissée vacante. LA DIMENSION CULTURELLE DU DEVELOPPEMENT (DCD) devient alors : les traditions c'est-à-dire l'ensemble des us et coutumes, des vices et des vertus du passé, des qualités et des erreurs des ancêtres des communautés de la région ou du pays concernés, véhiculées à travers les langues de ces peuples. Le monde magique est torturé, déstructuré car marqué par le fétichisme, la superstition, le dogmatisme et le fanatisme, le tribalisme et le repli identitaire, l'activisme économique, politique, social, culturel, ...  Il n'y existe ni la logique de la conscience ni la logique matérialiste mais toutes sortes de pauvretés : matérielle, culturelle, sociale, technologique, environnementale, morale, éthique, psychique....

4)- L'introduction de LA DIMENSION CULTURELLE DU DEVELOPPEMENT dans les mœurs des communautés d'une région, dans les modèles de développement d'un pays  ou d'un continent donne naissance au monde postmoderne marqué par l'équilibre permanent de l'Etre et du savoir. Dans le contexte africain, cette opération permet d'une part, de  reconstruire les racines et  l'identité africaines et, d'autre part, de promouvoir le développement  dans l'entité territoriale concernée :

1.      Les langues utilisées ici et là sont la ou les langue (s) officielle (s) du pays d'implantation du peuple ainsi que la ou les langue (s) nationale (s) de ce dernier. Elles permettent l'appropriation, la transmission, l'accumulation et surtout la domestication de Hou (la Conscience divine, éternelle et universelle), de Sia (le savoir artistique, intellectuel et/ou technique) et de Humusia (la Connaissance) par ce peuple.

2.       L'appropriation, la transmission, l'accumulation et la domestication de Hou induit le « savoir être » ou le développement  psychique, l'un des éléments les plus indispensables au  développement humain quoique très souvent méconnu dans toutes les sociétés. Le « savoir être » ou la réalisation de l'humain combat les pauvretés psychique, morale et éthique en Afrique et dans le monde.

3.       L'appropriation, la transmission, l'accumulation et la domestication de Sia est le « savoir-faire », le fondement de la création et l'accumulation des richesses matérielles et immatérielles dans toutes sociétés.  Il combat les pauvretés  économique, monétaire, technologique ... partout dans le monde.

4.      L'appropriation, la transmission, l'accumulation et la domestication du Humusia ou la Connaissance est le « savoir vivre ». Il sous-tend le respect du Neter-Neterou ou Dieu, des Neterou ou principes divins et des Etres des règnes humain,  animal, végétal et minéral partout dans le monde par les humains. Ceci apporte  l'harmonie et la paix des cœurs  aux peuples qui aiment la Connaissance. Humusia induit ainsi dans les codes de comportements de ces derniers, certes différents ici et là, la réconciliation de la religion et la science qui donne naissance à la  religion scientifique ou la science religieuse et imprègne ces peuples  d'un grand sens de tolérance, de paix, d'ouverture et d'acceptation de l'autre tel qu'il est, à travers le respect de toutes les Sagesses, de toutes les cultures et particulièrement de toutes les religions qui ne sont en fait que des formes différentes de la Religion c'est-à-dire le lien entre l'individu et Tut_coffinette_petitle Neter-Neterou. Le « savoir vivre »  est le fondement de la promotion et l'animation artistique et culturelle, la protection et la justice sociale et la réhabilitation et la protection de la nature. Il combat par conséquent en Afrique et dans le monde les pauvretés déontologique, sociale, culturelle et environnementale ainsi que toutes sortes de déviances : corruption, prostitution, homosexualité, pédophilie, zoophilie, drogue, alcoolisme, délinquances juvénile et sénile, tribalisme, népotisme, repli identitaire, fétichisme, dogmatisme, mal gouvernance ....

5.      Tous ces éléments mis ensemble, s'interpénètrent sans se confondre dans LA DIMENSION CULTURELLE DU DEVELOPPEMENT dans le but de donner naissance à un ensemble de codes de fonctionnement individuels et/ou collectifs des membres d'une société. Ces codes de fonctionnement réduisent pratiquement à néant les effets pervers des éléments constitutifs de cet agrégat socioculturel pris individuellement et  induisent ainsi le développement dans le pays et/ou la région concernés.

4- LES NOUVEAUX INDICES DU DEVELOPPEMENT :

Le degré plus ou moins élevé de l'adéquation de ces variables constitutives du développement permet de définir deux (02) nouveaux indices de l'amélioration du cadre de vie des habitants d'un pays ou d'une région : le Bonheur Intérieur Brut (BIB) et le Bonheur National Brut (BNB).

Ces deux (02) agrégats du développement intègrent et vont au-delà tant du développement humain (le développement des compétences plus le développement culturel) que du développement durable (le développement socio-économique plus la protection et la réhabilitation de la nature).

La réalisation du BNB et/ou BIB dans une région donnée ou un pays donné permet d'y mettre l'économie au service de l'Homme et non l'inverse. Car, il s'agit ici d'amener l'Homme à s'épanouir dans tous les aspects : économique, social, culturel, environnemental et psychique.

 

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