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Le terme « maât » vient de l'égyptien ancien. Il signifie  Vérité-Justice : en Egypte antique,hyro2 la Maât était le symbole « de l'ordre cosmique, de la justice et de la vérité. Elle symbolise l'équilibre de l'ordre de l'univers et établit le code de comportement entre les humains ; c'est grâce à elle que tout le monde fonctionne. »

I- Théorie de la Maât

La Maât nous interpelle par conséquent à consolider, à entretenir l’ordre sur un triple plan : individuel, sociopolitique et cosmique.

1-      L’ordre individuel s’impose dans la mesure où nous sommes de part en part assiégés par les instincts, désirs et passions que l’on peut subsumer par l’expression les démons rouges de Seth de l’Egypte antique, les pêchés selon les chrétiens, les Egos pour maat2les Gnostiques, le Mbouh-bé des Bassa-Mpoo-Bati, … . Le sage se doit donc de lutter d’instant en instant contre ceux-ci  grâce  à une  mémoire vigilante et dynamique ainsi qu’une conscience éveillée. Le résultat de cette lutte est la maîtrise de soi ; ce qui veut dire la maîtrise de ses instincts, désirs, complexes, passions dégénérées, etc. L’on peut figurer ce combat par  la lutte Osiris-Horus contre Seth-Apophis de l'Egypte antique, celle de Ngominga contre Malobè des Sawa du Cameroun ou celle de David contre Goliath dans la sainte Bible que les Bassa-Mpoo-Bati appellent la transformation du Mbouh-bè en Mbouh-pubi et dans laquelle le premier groupe qui représente les forces de l’ordre (la Lumière) l’emporte sur le second, les forces du désordre (les Ténèbres). Comme on le voit, sans la maîtrise de soi que nous confère l’éthique maâtique, nous sommes exposés  au désordre et   troubles sociaux.

2-      L’ordre sociopolitique est le couple Vérité-Justice qui se présente comme une loi qui doit être respectée par tous les membres du corps social en se conformant aux normes dans le but d’éviter les maux tels que le terrorisme, la corruption, les détournements de biens publics, le vol, la violence, etc. L’insensé qui ne se maitrise pas en commettant  des actes ignobles et répréhensibles porte atteinte à la Maât et partant, installe le désordre dans la société. L’ordre individuel influe donc sur l’ordre social. Mais, s’il y a désordre sur le plan social, ceci ne peut que susciter le mécontentement des « Neterou » (lire Nétjèrou), garants de l’ordre cosmique à travers les catastrophes naturelles et les cataclysmes.

3-      L’ordre cosmique suppose l’ordre de la nature qui implique l’ordre au niveau du climat, des saisons, de l’environnement, des astres, etc. Les catastrophes naturelles sont donc la résultante de notre désordre intérieur et social. Par conséquent, il est plus que nécessaire de préserver  l’ordre individuel afin que se réalise l’ordre sociopolitique et que se maintienne l’ordre cosmique.

En réalité, il existe une corrélation directe entre le microcosme (Homme), le mesocosme (société) et leApep_1 macrocosme (cosmos); une interaction entre ces trois (03) plans au point où si l’un est violé, les autres connaissent un influence de même nature : c’est la Maât qui suscite l’éthique individuelle, en ce sens qu’elle m’amène à me prendre en charge, à me défaire de mes complexes ; une éthique sociale en tant qu’elle évite de compromettre les relations sociales ; une éthique politique qui est son corollaire en tant que, si les relations sociales sont compromises, la société devient ingouvernable ; ce qui provoque des catastrophes sociales et même cosmiques à cause du mécontentement que cet état de choses peut susciter auprès des forces garantes de l’ordre universel (Neterou). Dès lors qu’un maillon ne joue pas son rôle, la machine maâtique est grippée. Le devoir de responsabilité, c’est même à ce niveau que la Maât nous interpelle. Nous sommes responsables de nous-mêmes, d’autrui, de la société et du cosmos. La Maât évite donc le désordre dans toutes ses formes.

L’éthique maâtique revêt d’ailleurs un intérêt multiple comme l’a souligné à juste titre le professeur Théophile OBENGA : « cet ordre de la Maât est l’ordre osirien même, c’est-à-dire, l’ordre de la perfection, de la prospérité, de l’excellence, de la compétence, de la justice, du droit, de la dignité, de la créativité, bref  l’ordre de l’intelligence par opposition à l’ordre sethien qui relève du chaos, de la violence, de l’injustice, de l’arbitraire, bref du sous-développement  mental et économique ».

la matŒuvrer pour l’ordre intérieur n’est pas un vain mot. Le sage de l’Egypte ancienne l’avait compris et Socrate a relayé ce message dansla Grèce antique : « la vertu doit reposer sur une science et faire l’objet d’un enseignement ». Mais nous devons recevoir cet enseignement de façon à l’incarner en nous c’est-à-dire dans notre mode de vie ; notre être tout entier. Philosopher, n’est-ce pas en effet rivaliser  avec les « Neterou » pour la possession de la sagesse ?  A ce niveau, le sage Romain Cicéron a raison lorsqu’il affirme que le but de la philosophie c’est de « nous immortaliser autant qu’il est possible ». Par conséquent, il importe à chaque être humain de démocratiser l’éthique maâtique. Avec  elle, nous éviterons ce désordre multiforme que nous connaissons aujourd’hui dans le monde.

 

II- Pratiques de la Maât

 

Sur le plan pratique, la Maât est une technique sacrée aussi vielle que le monde qui consiste dans l'éducation de la raison ou du mental et de celle des sens, le tout sous-tendu par la séménisation du cerveau ou la cérébralisation du sémen. Cette dernière consiste dans la connexion sexuelle normale de l'homme et de la femme c'est-à-dire sans conflits d'aucunes sortes et accompagnée de la transmutation des énergies séminales en énergies créatrices (Neter-Min).

Le but de la pratique de la Maât est de permettre à tout individu volontaire et décidé de projeter à volonté sa personnalité  dans les284498_2022410317696_5472220_n Energies de Hou-Neter, de se projeter dans la Conscience divine, éternelle et universelle, de s'élever progressivement à la Vérité ou Hou des Bassa-Mpoo-Bati à travers le réveil suivi du développement conscient, intime et méthodique du  Héka et/ou de « Ida » et « Pingala » ainsi que celui de l'Embryon d'Or dans son anatomie occulte.

Le Maâtisme dont le promoteur en Egypte antique est Ptahhotep, le premier philosophe de tous les temps, est la voie lente ou indirecte de Mbog, la science sacrée. Ses emblèmes sont : une dame portant à sa tête une plume d’autruche et la balance. Il permet au sage de comprendre l'univers, la manifestation, le monde, les Neterou, ... après plusieurs réincarnations. Les yogis hindous l'appellent la « Voie des initiés » ; les hébreux et autres kabbalistes, la « Voie de la connaissance » ; les Chinois, le « Tao » ; les Tibétains, la « Voie lente du Tantrisme » ou la « méditation mahayaniste » ; les Japonais, le « Zen » ; les musulmans soufis, la « Voie de la contemplation » ; les Mpoo du Cameroun, Mpè ou la « Mystique du corps ».

Dans le Maâtisme, tout commence  par l'engagement intime du postulant à :

- Se consacrer entièrement à transmuter en permanence ses énergies séminales en énergies créatrices (séménisation du cerveau c'est-à-dire la réalisation du Min-Neter dans la chair) soit sous la forme de célibataire à travers les canaux ganglionnaires «Ida» et «Pingala» soit à travers la sexualité normale c'est-à-dire par «Ida», «Pingala» et le «Héka».

- Respecter petit à petit les principes fondamentaux de cette science sacrée résumés dans sa devise à savoir: Harmonie, Vérité et Justice.

Symboles_sceptresL'Harmonie est le fondement du Maâtisme. La voie indirecte de Mbog demande à tout (e) Compagnon, Shems  et Osiris de Hou de vivre en permanence en parfaite harmonie avec toutes les composantes du cosmos : le Principe des Principes ou Dieu, les Neterou, les Hommes, les êtres des règnes animal, végétal et minéral.

Vivre en parfaite harmonie avec les éléments du cosmos implique non seulement de les connaître à fonds mais encore et surtout, de trouver à tout moment la quintessence de chaque chose, l'essence de chaque phénomène, de chaque comportement, d'atteindre en permanence la Vérité pour pouvoir distinguer d'instant en instant « l'essence de l'apparence, le contenu de la forme, le bon grain de l'ivraie, l'essentiel de l'accessoire ».

Pour y arriver, Ptahhotep définit d'abord la Vérité ou Hou des Bassa-Mpoo-Bati et Sat des hindouistes, avec le zèle du premier de la classe, comme « un savoir hermétique, caché pour le commun des mortels mais complet, exhaustif, total, adéquat, droit et surtout éternel malgré les variations du temps ». Plus de 3000 ans avant notre ère déjà, la Sagesse africaine éternelle avait écarté de la Vérité les théories, les concepts et les dogmes limités dans le temps et dans l'espace.

1)- Ensuite, Ptahhotep conseille à l'humanité l'éducation de la raison ou du mental bien connue des Asiatiques. Ils  l'appellent la méditation et la définissent comme la discipline du mental voire la domination du mental qui permet à tout individu décidé et volontaire de recevoir l'information de l'hyperespace, de converser face à face avec le Neter-Neterou (Principe des Principes) à travers sa création, les Neterou, fixer pendant cette pratique sacrée à l'aide du Héka et/ou d’Ida et de Pingala et, par conséquent, de pouvoir résoudre tous ses problèmes dont la destruction de ses passions dégénérées.

Cette technique sacrée  va au-delà de la  prière des chrétiens, des juifs ou des musulmans que les animistes appellent « l'appel des Neterou » et qui n'en est que l'une des composantes.

2)- Enfin, Ptahhotep soutient que le sage de la Maât, du fait qu'il connaît la Vérité ou Hou-Neter, « savoir adéquat, droit, universelle et à jamais intangible » ne peut qu'être un Homme juste. La nécessité de vivre en permanente harmonie avec les autres éléments du cosmos lui fait obligation de se conduire toujours avec discernement et méthode, de chercher d'instant en instant à travers l’éducation des sens les voies correctes, adéquates et droites dans le but  d'être toujours juste en actes, en paroles  et en pensées.

L'éducation des sens permet à tout Homme de vivre d'instant en instant dans la Vérité, la Conscience divine éternelle ou Hou-Neter de l'Egypte antique. Elle est la forme supérieure de la méditation. L'éducation des sens consiste dans « la patience dans l'écoute, la découverte permanente, la connaissance, la maîtrise de son corps, de sa vie, de sa mort" qui permettent à tout initié d'être d'instant en instant en état de méditation. Les gnostiques l'appellent le « devoir Cosmique de l'Etre » ou le « devoir Parlock », les Asiatiques, « Shuntya » et les Mpoo, Mpè ou  la « Mystique du corps ».

Ces deux (02) techniques sacrées de la Maât (l'éducation de la raison et l'éducation des sens) s'appuient sur la science de la momentaneité ou la science de la concentration. C'est dans ce sens que le Maître bouddhiste Ummom donne ce conseil à ses disciples :  "Si vous marchez, marchez ; si vous vous asseyez, asseyez-vous, mais n'hésitez pas." Alors que le KhouphuLolo Mpoo,  Jean Toto Kange soutient que "quand tu manges, tu dois sentir les aliments sur ta langue, sentir les dents les mâcher, sentir les aliments traverser la gorge, sentir les aliments prendre place dans ton estomac, sentir ton estomac les écraser, sentir les aliments se transformer en sang ou en excréments, ..."  Celui-ci est l'un des derniers pour ne pas dire le dernier Maître du Mpè dans cette région « mpoo »  qui va de Bonabéri à Yabassi qu'il a inondé de cette science sacrée pendant plus de la moitié d'un siècle. Toujours concentré dans son Être réel ou son Osiris-Isis, il dit le 10 Juillet 1978 à cinq heures du matin avant d'expirer à l'âge d'environ 110 ans dans son village natal non loin de Dibombari dans Région du Littoral du Cameroun : "maintenant je sais comment ça se passe quand on meurt : le cœur devient lourd, très lourd,  de plus en plus lourd, il bat moins vite, il ralentit sa course."

3)- La pratique fondamentale, cardinale de la Maât est cependant le "humusia". Le terme « humusia » vient de l'égyptien ancien. Il signifie en français : la Conscience dans le savoir ou la science. Humusia est l'éclairage permanent des savoirs  artistique, intellectuel et/ou technique par la Conscience divine, éternelle et universelle dans le but d'obtenir un savoir concret, pratique, intégral, exhaustif et objectif de la réalité qui ne connaît pas de dogmes. Un sage Occidental, Rabelais, n'a-t-il pas dit : « Science sans Conscience n'est que ruine de l'âme » ?

Humusia ou Science avec Conscience est la Connaissance. Le terme « connaissance » vient du mot latin « connècéré » qui veut dire en français savoir de l'intérieur, avoir l'expérience directe, profonde et pratique du Réel, le savoir direct qui nous révèle  les secrets de la nature et du cosmos, la quintessence de tous concepts, de toutes théories et/ou toutes pratiques, la source, le noumène de toutes choses, en quelques mots l'Être de tout savoir. C'est dans ce sens que la Bible dit : mon peuple périt faute de connaissances.

Humusia ou la Connaissance a toujours été présente dans les mœurs de toutes les sociétés humaines à travers diverses confréries et/ou corporations. Les  Négro-africains l'ont abandonnée dans la débandade générale qui a suivi l'invasion de l'Egypte ancienne par les Arabes. Hier, l'esclavage, les guerres de migrations, la longue traite négrière, le colonialisme et le néo-colonialisme et aujourd'hui, l'endo-colonialisme, le repli identitaire et les guerres civiles et surtout le népotisme ont réussi à l'effacer complètement  de la mémoire collective de ce peuple. En Afrique et dans sa diaspora, la Connaissance a totalement cédé la place au fétichisme, à l'ensemble des dogmes internes (la tradition) et externes (les religions et les idéologies importées) qui bloquent de façon insidieuse la créativité de ses enfants.

Aujourd'hui, ANKH-X, le Club des sages Africains d'une communauté africaine du continent ou de la diaspora dénommé X,   repartit ses membres dans douze (12) corporations à savoir :

ps021.      LES PRINCES : les dirigeants traditionnels (rois, chefs coutumiers, chefs de villages, de familles, de foyers, de quartiers, ...) ainsi que les politologues, les Hommes politiques, les administrateurs civils,   ... adeptes du Neter de la planète Soleil, le Logos Michael et des Neterou du signe zodiacal du Lion.

2.      LES CHEVALIERS : les combattants, les guerriers et les soldats traditionnels ainsi que les militaires, les gendarmes, les policiers, les administrateurs militaires, les gardiens de prisons, les vigils des sociétés de gardiennage, les gardes côtes, les gardes forestiers, ... adeptes du Neter de la planète Mars, le Logos Samaèl et des Neterou du signe zodiacal du Bélier.

3. LES JURISTES et DIPLOMATES : les juges et les accesseurs des tribunaux traditionnels, les professeurs de droit, les magistrats, les avocats, les notaires, les huissiers, les clercs, les experts en droit, les juristes d'entreprises, ... et les diplomates adeptes du Neter de la planète Jupiter, le Logos Zachariel et des Neterou du signe zodiacal du Sagittaire.

4. LES INTELLECTUELS et JOURNALISTES : les universitaires, les chercheurs, les écrivains et poètes, les penseurs, ... et les journalistes adeptes du Neter de la planète Mercure, le Logos Raphaèl et des Neterou du signe zodiacal des Gémeaux.

5. LES ARTISTES : les artistes et les opérateurs culturels, les éditeurs, les impresarii, les managers, ... adeptes du Neter de la planète Vénus, le Logos Uriel et des Neterou du signe zodiacal de Balance.

6. LES HOMMES DE DEVELOPPEMENT : les Opérateurs de développement c'est-à-dire les bénévoles, les volontaires, les donateurs, les philanthropes, les investisseurs solidaires, les militants solidaires, ... adeptes des Neterou des planètes Uranus et Saturne et ceux du signe zodiacal du Verseau.

7. LES ARTISANS, AGRICULTEURS, PECHEURS et ELEVEURS : les artisans de tous genres, les agriculteurs, les pêcheurs et les éleveurs, ... adeptes du Neter de la planète Lune, le Logos Gabriel et des Neterou du signe zodiacal du Cancer.

8. LES SPORTIFS : les pratiquants de sports de masses, d'entreprises et/ou de compétitions en activité ou à la retraite, les managers sportifs, ... adeptes du Neter de la planète Mars, le Logos Samaèl et des Neterou du signe zodiacal du Scorpion.

9. LES BATISSEURS : les opérateurs économiques, financiers, les capitaines d'industries, ....  adeptes des Neterou des planètes Jupiter et Neptune et ceux du signe zodiacal des Poissons.

10.  LES AGENTS SOCIAUX : les experts de la protection de la famille, de la femme et de l'enfant ainsi que les conservateurs traditionnels des liens familiaux et les généalogistes, ... adeptes du Neter de la planète Vénus, le Logos Uriel et des Neterou du signe zodiacal du Taureau.

11.  LES SOIGNANTS : les tradi-praticiens et les matrones (accoucheuses traditionnelles) ainsi que les médecins et les pharmaciens, les sages femmes, les infirmiers et les techniciens de la santé, ... adeptes du Neter de la planète Mercure, le Logos Raphaël et des Neterou du signe zodiacal de la Vierge.

12.  LES ENVIRONNEMENTALISTES : les protecteurs de la nature et les experts en sciences environnementales adeptes du Neter de la planète Saturne, le Logos Orifiel et des Neterou du signe zodiacal de Capricorne.

Chaque corporation dispose d'un couvent dont le but est de donner une formation professionnelle adaptée aux communautés de base de ce peuple sur la base des valeurs humaines africaines.

III- Les Membres de la Maât

L’acquisition de la Maât se fait en cinq (05) étapes : le noviciat, l’engagement, la rébellion, l’adeptat et la maîtrise.

3-1)- Le noviciat regroupe les débutants, les novices de la Maât, les personnes physiques qui suivent une formation à la Sagesse africaine éternelle dans un couvent d’une corporation de la Maât ou dans un institut ou centre agréé. Cette formation ne les lit en rien. Ils ne sont même pas tenus de présenter un test quelconque à la faveur de celle-ci.

 

3-2)- L’engagement regroupe les femmes et les hommes nantis d’une formation adéquate à la Sagesse africaine éternelle qui prennent la ferme décision de devenir des membres du couvent d’une des douze (12) corporations de la Maât dans le but d’acquérir un métier ou de se perfectionner dans le leur tout en se développant spirituellement. L'ordre de préséance des engagés de la Maât est le droit d'aînesse.

 

3-3)- La rébellion contre l’ordre apparent des choses est la véritable première étape de la Maât. Elle regroupe les Africains du continent ou de la diaspora qui, après un important rituel dans les plans psychiques qui leur permet de développer leur anatomie occulte selon leurs besoins futurs, ont choisi de façon irrévocable le camp de la Lumière : Ils  sont en train de vivre les étapes préliminaires de l'œuvre solaire qui font d’eux les disciples de la Maât. Ces derniers sont deux (02) types : les Apprentis et les Aspirants de la Maât.

Les Apprentis de la Maât sont les Disciples de la Maât stricto sensu. Ils pratiquent la sexualité sacrée tout en menant un combat intime pour réveiller en eux-mêmes le « Héka », un instrument éthérique qui traverse le canal médullaire, à travers les cinq (05) initiations de Feu ainsi que « Ida » et « Pingala » dans le but de séméniser le cerveau ou cérébraliser le sémen. Ils se sacrifient en partie et consciemment pour l'humanité souffrante.

Les Aspirants de la Maât sont des Disciples de la Maât lato sensu. Ils ne pratiquent point la sexualité sacrée. Ils ne peuvent pas réveiller le « Héka ». Aux fins de séméniser le cerveau, ils développent uniquement « Ida » et « Pingala », deux (02) canaux éthériques qui s'enroulent autour de la colonne vertébrale. Les Aspirants de la Maât sont des moines. Ils se sacrifient totalement et consciemment pour l'humanité souffrante.

Les Disciples de la Maât se caractérisent tous par :

- L'engagement ferme dans ANKH-X ;

- L'abandon volontaire du superflu et la recherche constante de la connaissance du Neter-Neterou par extinction de la connaissance individuelle en Lui ;

- La réalisation d'une vie par intégration du sacré dans tous les plans de l'existence et l'opposition déterminée aux Adeptes de Seth, les forces négatives internes et externes ;

- La pratique intérieure et extérieure permanente des préceptes cardinaux de Neith-Neter, la Divine Mère Cosmique et Universelle à savoir : la promotion, la vulgarisation et la diffusion de la fraternité, la solidarité, la convivialité, la participation créatrice, l'action et la vie communautaires ainsi que le sens du partage entre les enfants d'Iset-Neter, la Divine Mère Individuelle et Intérieure, du monde entier ;

- Le sacrifice conscient et permanent pour l'humanité souffrante à travers la pratique et la vulgarisation du volontariat, du bénévolat, du mécénat, du parrainage, de la philanthropie, de l'investissement solidaire, ... dans le but de promouvoir et de diffuser en Afrique et dans le monde, la Sagesse éternelle et universelle, l'éducation, la science, la médecine, la culture des X, la technologie, la bonne gouvernance (droits, libertés et devoirs de l'Homme et des peuples, démocratie et transparence), la protection de la famille, de la femme et de l'enfant ainsi que celle de l'environnement, les cultures de la paix et de l'entreprise, ...

Les Apprentis de la Maât ont pour emblèmes :

- L’Ankh en or ;

- La chéchia ou le foulard noirs.

Les Aspirants de la Maât ont pour emblèmes :

- La chéchia ou le foulard noirs ;

- Le Saint Huit en or.

Les Disciples de la Maât ont en charge :

- La promotion et la vulgarisation partout dans le monde de l'accession à la vie intérieure à travers la recherche permanente de l'éveil du Héka et/ou de Ida et Pingala ;

- La diffusion en Afrique et dans le monde d'un message de tolérance, de paix, d'ouverture et d'acceptation de l'autre tel qu'il est à travers le respect de toutes les Sagesses, de toutes les religions qui ne sont en fait que les formes différentes de la Religion c'est-à-dire le lien entre l'individu et le Neter-Neterou ;

- L'animation permanente de ANKH-X.

Les Disciples de la Maât travaillent sous les ordres des Shemsou-Ra. Leur ordre de préséance est le suivant : les  Apprentis suivis des Aspirants de la Maât.

 

3-4)- L’Adeptat regroupe les « Shemsou-Ra » c'est-à-dire les Adeptes ou Compagnons de la Maât, les Africains du continent ouShemhor de la diaspora qui sont en train d'incarner « Hou-Neter » en eux-mêmes à travers le développement conscient, intime et méthodique de l'Embryon d'Or c'est-à-dire la transformation du Mbouh-bé en Mbouh-pubi: ils sont entrain de fabriquer l'âme.

Les Shemsou-Ra cherchent à permettre à leurs personnalités respectives à se dissoudre dans Hou-Neter: ils sont entrain de vivre intimement l'une des sept (07) étapes de l'œuvre Ra-Neter liées respectivement aux sept (07) premières planètes de l'Alchimie (Mbog). Ils sont par conséquent de sept (07) ordres à savoir : Les Shemsou-Ra des Neterou des planètes Lune, Mercure, Vénus, Soleil, Mars, Jupiter et Saturne.

L'ordre de préséance des Shemsou Ra est le suivant : les Adeptes de la Maât du Neter de la planète Saturne, ceux du Neter de la planète Jupiter, ceux du Neter de la planète Mars, ceux du Neter de la planète Soleil, ceux du Neter de la planète Vénus, ceux du Neter de la planète Mercure et ceux du Neter de la planète Lune.

Les « Shemsou-Ra » sont de deux (02) ordres : les Shemsou-Ra stricto sensu qui pratiquent la sexualité sacrée et ont développé le « Héka » ainsi que  « Ida » et « Pingala » et les Shemsou-Ra moines qui ont développé « Ida » et « Pingala ». Les Compagnons de la Maât se caractérisent tous par :

- La nécessité ou le devoir de devenir véritablement Homme c'est-à-dire les Maîtres de Hou ou Osiris à travers la réalisation de l'humain, le développement des facultés transcendantes qui permettent l'accession à des pouvoirs par quoi se manifeste et se magnifie la personnalité humaine dans ce qu'elle a de plus élevé et qui, chaque jour, par une ascèse sage et mesurée dépouille l'Essence divine de tout ce qu'elle recèle de bas et d'impur et les dirigent vers les voies des plus hautes réalisations ;

- La rencontre régulière du Neter-Neterou par la Foi, l'œil intérieur qui permet de voir Dieu à travers sa création c'est-à-dire les Neterou ;

- Le silence ou la réalisation ou béance de tout discours.

Les Shemsou-Ra stricto-sensus ont pour emblèmes :

- Le Shems de l'Egypte Négro-pharaonique ;

- La chéchia ou le foulard blancs ;

- Le Héka et l'Ankh en or ;

- Autant de plumes d'oiseaux que de cieux atteints.

Les Shemsou-Ra moines ont pour emblèmes :

- La chéchia ou le foulard jaunes ;

- Le Saint Huit en or ;

- Autant de plumes d'oiseaux que de cieux atteints.

Les Adeptes de la Maât travaillent sous les ordres des Osiris. Ils ont en charge de :

- Revaloriser la Sagesse de leurs communautés d'origine ou d'adoption respectives, assurer leur diffusion dans les terroirs respectifs de ses communautés ainsi que leur harmonisation tant avec Hou, la Sagesse africaine éternelle qu'avec celles des communautés africaines du continent ou de la diaspora voisines ;

- Réhabiliter, réinstaller et gérer les temples, les parvis et les presbytères de La Religion Africaine, les monastères, les sanctuaires, les confréries, les corporations, les aumôneries et les couvents de Hou, la Sagesse africaine éternelle, tant de leurs communautés d'origine ou d'adoption respectives que de ceux que ces dernières ont en partage avec leurs voisines ;

- Réhabiliter, pérenniser ou adapter selon les tendances de la société qu'ils perçoivent la culture de leur communauté d'origine ou d'adoption ainsi que la promouvoir, la vulgariser et la diffuser en Afrique et dans le monde ;

- Transcender les Adeptes de Seth-Neter, le Non-être et assurer les cultes, rites et rituels de la religion de leur communauté d'origine ou d'adoption respectives ainsi que ceux des différents noueux lignagères de ces différents peuples ;

- Gérer ANKH-X (X est le nom de la communauté d'origine ou d'adoption de l'adepte) sous les ordres des Wsir ;

- Veiller à la formation spirituelle, intellectuelle et/ou professionnelle adéquate et permanente des filles, femmes et fils de leurs communautés d'origine ou d'adoption respectives.

 

scarabe3-5)- La Maîtrise regroupe les Osiris: le Maître de la Maât est un Gardien d'un mystère ou « Mut (aa) Hou » des Bassa-Mpoo-Bati c'est-à-dire un « Wsir de la Maât » ou un Africain du continent ou de la diaspora qui a développé l'Embryon d'Or car il a incarné «  Hou-Neter » ou la Conscience divine, éternelle et universelle en lui-même : il a transformé complètement son Mbouh-bé en Mbouh-pubi. Il peut se réincarner pour revenir servir l'Humanité souffrante.

Les Osiris de la Maât sont de deux (02) types : les Osiris de la Maât stricto sensu et les Osiris de la Maât lato sensu. Ils sont regroupés dans deux (02) catégories : les Osiris de la Maât qui ont achevé leur cheminement spirituel dans les vies passées et ont renoncé à la béatitude divine pour revenir dans cette vie se sacrifier pour l'humanité souffrante et ceux qui ont achevé ce cheminement spirituel dans cette vie.

L'ordre de préséance des Maîtres de la Maât est le suivant : les Osiris de la Maât qui ont achevé leur cheminement spirituel dans les vies passées et ont renoncé à la béatitude divine pour revenir dans cette vie se sacrifier pour l'humanité souffrante et ceux qui ont achevé ce cheminement spirituel dans cette vie. Ils se caractérisent tous par:

- Le détachement volontaire des contingences matérielles et sexuelles: ils se sacrifient complètement et consciemment pour l'humanité souffrante.

- La recherche de la lumière pour la lumière, la science pour la science, l'art pour l'art ;

- L'élévation jusqu'à l'extase, jusqu'à la connaissance des plus hauts pouvoirs par quoi se manifeste et se magnifie la personnalité humaine dans ce qu'elle a de plus élevé.

Les Maîtres de la  Maât stricto sensu ont pour emblèmes :

- L'Osiris de la Maât ;

- La chéchia ou le foulard et la cape blancs ;

- L'Ankh et le Héka en or ainsi le Nekhakha ou le fouet de la volonté.

Les Maîtres de la Maât lato sensu ont pour emblèmes :

- La chéchia ou le foulard et la cape jaunes ;

- Le Saint Huit en or et le Nekhakha ou le fouet de la volonté.

Les Maîtres de la Maât ont en charge:

- Les grandes doctrines sur le Neter-Neterou ou Dieu, sur les hiérarchies invisibles, le monde et sur l'Homme ;

- De percer le mystère qui nous entoure : mystère de la vie et de la mort ; mystère de intelligences supérieures ; mystères des sources vivifiantes où s'abreuvent l'âme des penseurs, des philosophes, des inspirés ; mystères de notre indispensable révolution ;

- La pérennisation du caractère sacré et du sens de la dignité de l'Homme ;

- La pérennisation de Hou ou la Sagesse africaine éternelle, de la culture africaine et de la Religion Africaine ainsi que du caractère monothéiste de celle-ci et, enfin, de ses cultes, rites et rituels ;

- La présentation au public du Sage le plus éveillé de chaque communauté africaine du continent ou de la diaspora ;

- La gestion de LA FONDATION D'AFRIQUE, de ses volets internes (le MBOG , la MAAT et les ANKH-X) externes (les douze (12) composantes du CHEMIN DE L'INTERIEUR) ;

- De veiller à la formation spirituelle, intellectuelle et/ou professionnelle adéquate et permanente des enfants Sains des communautés africaines du continent ou de la diaspora.

 

En somme, nous sommes d'avis avec le professeur  Théophile OBENGA pour dire que la Maât  est une pensée technique, une philosophie vécue,  pratiquée depuis des lustres en Afrique « à la recherche de la Vérité-Justice, de l'ordre social, de l'équilibre intérieur humain, de l'intelligence de la globalité cosmique, du bonheur réel, durable, inaltérable, éternel. »

 



Liens :

www.gnosis-mgi.org/;

www.institutgnostique.com;

www.agea-gnose.org/;

www.africamaat.com/;

www.assatashakur.org/



Dans la langue bassa, mut est l'homme et muta'a, la femme.

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